TRESSER L’ESPRIT DE LA MONTAGNE

 

 

D'une façon générale c'est la Montagne qui depuis vingt ans inspire Celui qui Tresse.

Tout vient d'Elle, où qu'elle soit.

 

- La Montagne de son environnement : le Mont Ventoux et la chaîne des Alpes qu'il a sous les yeux au quotidien à l'est, les Cévennes avec le Mont Aigoual et le Mont Lozère au nord ouest, la montagneuse, les Alpilles et la Sainte-Victoire au sud est.

- La Montagne du "pays de son enfance" : le massif bas Alpin et la montagne sacrée des Navajo dans l'Utah.

- La Montagne de ses voyages et de ses séjours : la vallée de l'Ubaye et le col de la Cayolle, la vallée de la Clarée, le Piémont Italien, les monts de Lombardie autours des lacs, les vallées du Trentino, les collines d'Ombrie et de Toscane, Le mont Olympe, les monts Sangre de Cristo, Navajo Mountain, les montagnes rocheuses du Wyoming et du Colorado…

- La Montagne de ses lectures et de son imaginaire. Lieu d'émergence, de mythes, de mystères, d'ombres et de lumière absolue. Lieu de culte et de vénération.

 

Pour Celui qui Tresse la Montagne inclue aussi les notions d'origine, de passage, de voyage, de sauvage, de forêt et d'arbres, de pastoralisme et de nomadisme.

C'est en montagne que les hommes de la préhistoire ont gravé leur récits, leur passage, leurs épreuves, leurs peurs, leurs totems, leurs dieux. 

C'est en Montagne que l'aigle fait son nid, que les animaux trouvent refuge là où l'homme ne peut les chasser, que l'eau court et descend dans les vallées pour nous offrir la vie.

 

Blaise Cayol veut "tresser la Montagne", relier ces notions en un objet, une œuvre, une installation.

Les œuvres évoquent, illustrent et incarnent la Montagne : Des sculptures inspirées des gravures rupestres vu dans les Alpes françaises, Italiennes ou sur les paroies des canyons d'altitudes du sud ouest américain aux grands paniers inspirées des nids d'aigles ou des barrages de castors jusqu'aux travaux de "bouts de bois" interprétant une idée de la montagne et du paysage vierge très personnelle. 

 

Arbre.

Pour l'artiste, l'Arbre est une synthèse de la Montagne, un des symboles forts et même une personnification. Il voit les forêt de Mélèze de l'Ubaye, à l'ubac, comme un peuple vivant de silence et de force puisés dans la rudesse d'un climat.

Le désir et le besoin de "Tresser la Montagne" est en quelque sorte un projet pour poursuivre le mythe d'émergence des Kiowa ou encore le récit de Virgile dans l'Enéide : "en ces bois habitaient les faunes et les nymphes indigènes ainsi qu'une race d'hommes nés du tronc des chênes durs… »

Dans l'antiquité également, Platon présentait les hommes comme des "plantes célestes". Des arbres qui on sut se séparer de leurs racines.

Enfin, "plaidoyer pour l'Arbre" de Francis Hallé aura presque scientifiquement prouvé à celui qui tresse que nos ancêtres sont des Arbres. 

 

Orchestra della Natura.

Une collaboration avec Daniele Delfino, mélomane et musicologue Milanais. L'occasion de mettre en œuvre les notions développées ci dessus.

Œuvre visuelle plastique, sonore et poétique, mise en scène, expérience musicale et moyen d'expression

inter-actif. 

Partage, communion, écoute...